Accueil » Actualités » Il Vertigo : une nouvelle réactivation commerciale dans le centre-ville de Saint-Étienne
Bonjour Nathalie, pour commencer, pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Nathalie Villetelle. Je viens d’ouvrir dans le centre-ville de Saint-Étienne la jardinerie Il Vertigo (17 bis, rue Louis Braille). Un concept inédit à Saint-Étienne, conçu, développé et mûri durant deux ans et pour lequel j’ai investi 35 000 euros.
Qu’est-ce qui vous a donné envie d’ouvrir une jardinerie de quartier ?
Pendant près de 20 ans, j’ai été projectionniste dans les cinémas stéphanois. Passionnée depuis toujours par le végétal, j’ai voulu me reconvertir. J’ai suivi un CAP métiers de l’agriculture au campus horticole de Montravel à Villars. C’est pendant cette formation que l’idée d’une jardinerie a germé : en ville, sans voiture, difficile d’accéder aux grandes enseignes de périphérie. J’ai donc voulu créer un lieu central et accueillant pour s’approvisionner facilement en plantes et en conseils.
Comment avez-vous trouvé le local ?
Par le bouche-à-oreille ! J’ai appris que l’EPASE proposait à la location une cellule commerciale dans le secteur de l’ancien cinéma Eden, récemment transformé en jardin. Le scénario de ce cinéma devenu jardin était trop beau pour ne pas y voir un signe du destin !
La cellule commerciale proposée par l’EPASE était brute ?
Oui. L’EPASE l’avait réhabilitée avant de me la proposer : réseaux aux normes, façade et vitrines refaites à neuf. L’espace, livré brut, m’a immédiatement séduite. Il avait un petit côté cabine de projectionniste, intimiste et lumineux. Je m’y suis tout de suite projetée.
Comment s’est déroulé l’aménagement intérieur ?
J’ai fait appel à un plombier, un électricien et un homme à tout faire qui a notamment réalisé les bardages en bois qui habillent les murs. Le résultat est chaleureux, avec un côté brut et authentique qui correspond bien à l’esprit du lieu.
Qu’est-ce qu’on trouve chez Il Vertigo ?
Des fleurs coupées et séchées, des plantes d’intérieur, des plants maraîchers, des graines, des semences, du terreau et du paillage en vrac. On y trouve aussi du petit outillage de jardinage et bientôt des pots et objets de décoration de créateurs locaux. L’ambiance se veut végétale et conviviale, avec un espace atelier à l’arrière pour organiser des initiations et pourquoi pas des expositions temporaires.
Vous privilégiez les circuits courts?
Oui, c’est essentiel. Je travaille avec Justine Martinez, floricultrice à Saint-Paul-en-Jarez, Juliette Girard, herboriste à Saint-Genest-Malifaux, et Justine Charbonnier, maraîchère engagée dans l’agriculture sociale. Toutes partagent des valeurs de production locale et respectueuse de la nature. D’autres partenariats sont en cours pour élargir la gamme de plantes et de semences locales.
Quels sont les premiers retours clients ?
Très positifs ! Les gens aiment le lieu, l’ambiance et le concept : un lieu de proximité dédié aux plantes et au végétal, accessible à tous. Beaucoup me disent que ça manquait à Saint-Étienne.
Il Vertigo, c’est aussi un clin d’œil à votre première vie professionnelle ?
Exactement. Vertigo, c’est le titre original du film « Sueurs froides » d’Alfred Hitchcock. Le nom fait le lien entre mes deux vies. Dans la boutique, on retrouve des références au cinéma : affiches, plans d’époque du cinéma Eden, pellicules en décoration, rideaux de scène… un vrai hommage !
Que pensez-vous de la démarche « nature en ville » ?
Elle est essentielle. Avec le réchauffement climatique et la densité urbaine, ramener du végétal en ville devient vital. Le jardin Eden, juste à côté, est un bel exemple d’espace apaisant et vertueux pour la ville.
La dynamique commerciale de la rue Louis-Braille a-t-elle influencé votre choix?
Pas directement, mais c’est une belle surprise. Entre la librairie Les Intrus et le restaurant El Inca, une vraie synergie s’installe. J’aimerais qu’on puisse créer des événements communs, pourquoi pas en plein air, dans le jardin Eden… avec un écran de projection, évidemment !
Pouvez-vous nous parler du logo d’Il Vertigo ?
C’est une graine d’où partent des arborescences, symbole de croissance et d’énergie. Un petit clin d’œil à l’univers de David Lynch, que j’adore. Il a été conçu avec Vert Pivoine, une graphiste stéphanoise qui a fait un super travail.
Et enfin, si Il Vertigo était une plante, une fleur ou un plant maraîcher ?
Je dirais la fougère, un peu préhistorique et fascinante. Pour la fleur, un dahlia ou une rose bleue, clin d’œil à David Lynch encore. Et pour le plant maraîcher, la patate ! Simple, généreuse, pleine de surprises. Comme Il Vertigo !