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Commerces : Repar’Center ouvre une deuxième boutique au 4 Gambetta

Rencontre avec Abdelkader Riad Hamici, fondateur du Repar’Center.

Dix ans après l’ouverture de la première boutique Repar’Center, déjà à Saint-Étienne, un second espace vient d’ouvrir ses portes au 4 rue Gambetta, dans un local de 160 m² réhabilité par l’EPASE. Rencontre avec son fondateur, Abdelkader Riad Hamici, un autodidacte passionné qui conjugue expertise technique, engagement écologique et foi inébranlable dans le centre-ville stéphanois.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours et d’où vous est venue l’idée de vous lancer dans la réparation d’appareils électroniques ?

Je suis un autodidacte. J’ai commencé la réparation en 2004, en Algérie aux débuts de la téléphonie mobile. Il n’existait ni écoles, ni centres de formation. On apprenait sur le tas, avec peu de moyens. Très vite, j’ai compris que c’était un métier qui me passionnait. En 2007, je suis arrivé en France et, en 2010, j’ai suivi une première formation chez Apple. Puis je me suis vraiment spécialisé en microsoudure et je suis parti me former à l’international. Ces expériences m’ont ouvert les yeux sur de nouvelles méthodes et de nouveaux outils de diagnostic. Je voyais passer beaucoup de téléphones déclarés irréparables. Ça ne me semblait pas logique. Je me suis dit qu’il devait y avoir d’autres solutions. Le concept Repar’Center était né !

Et la première boutique a ouvert ses portes en 2014 ?

Absolument ! J’ai ouvert ma première boutique Repar’Center le 1er avril 2014, au 20 rue Georges Dupré à Saint-Étienne. Les débuts ont été difficiles, avec peu de trésorerie, mais j’ai avancé pas à pas.

Comment vous positionnez-vous par rapport aux autres réparateurs ? 

Notre positionnement est celui de la réparation premium. Nous travaillons exclusivement avec des pièces de qualité ou des pièces d’origine. Repar’Center est agréé Apple, ce qui fait une vraie différence. Cela signifie que nous pouvons commander directement toutes les pièces d’origine et réaliser des réparations selon les standards de la marque. Autre point fort : notre expertise en microsoudure. 

« Techniquement, près de 80 % des appareils sont réparables, à condition d’avoir le savoir-faire et d’y consacrer un peu plus de temps. »

Et l’impact écologique ?

Lorsqu’un appareil peut être réparé, nous le faisons et lorsque ce n’est pas pertinent, nous l’expliquons au client. Techniquement, près de 80 % des appareils sont réparables, à condition d’avoir le savoir-faire et d’y consacrer du temps. Cette logique écologique et vertueuse s’étend également au recyclage. Des clients me rapportent de vieux téléphones ou des chargeurs dont ils n’ont plus l’usage. Ils peuvent ensuite servir à dépanner des personnes qui n’ont pas les moyens ou à donner du matériel encore utile. Rien n’est jeté inutilement. Au-delà de l’écologie, il y a aussi une dimension sociale. Le recyclage, c’est ça : prolonger la durée de vie des objets, limiter le gaspillage et rendre service quand c’est possible.

Comment vous est venue l’idée d’ouvrir une deuxième boutique Repar’Center ? 

À l’origine, l’idée n’était pas forcément d’ouvrir une deuxième boutique, mais de créer un centre de formation. J’y ai beaucoup réfléchi, mais un centre de formation seul, économiquement, c’était risqué. Je me suis alors dit : et si je voyais plus grand ? L’idée a évolué vers un projet hybride, mêlant boutique de réparation et transmission du savoir-faire. C’est comme ça qu’est née l’envie d’une deuxième implantation.

« Rien n’est jeté inutilement : prolonger la durée de vie des objets, limiter le gaspillage et rendre service quand c’est possible. »

Pourquoi choisir une implantation en plein cœur du centre-ville Saint-Étienne pour cette deuxième adresse ? 

Je crois fermement à la revitalisation du centre-ville. Ouvrir une enseigne et investir dans ce secteur est un acte d’engagement. Je préfère adopter une vision optimiste. J’espère créer un effet d’entraînement et encourager d’autres porteurs de projets à franchir le pas. J’ai d’ailleurs constaté avec beaucoup d’enthousiasme le lancement de nouveaux chantiers de rénovation à proximité. Voir des cellules commerciales se transformer et de futurs voisins s’installer est un signal très positif pour l’attractivité du quartier et du centre-ville.

Et pourquoi ici précisément, rue Gambetta ?

Ça s’est fait de manière instinctive. Je passe ici tous les jours et j’ai eu un véritable coup de cœur. La proximité immédiate de la place du Peuple et du tramway est un atout majeur, avec un passage naturel et une visibilité forte. Ce lieu est aussi très proche de la boutique historique de la rue Georges Dupré. Malgré ses douze années d’existence, certains clients me disaient encore parfois : « Vous êtes nouveau ici ? » Cela m’a conforté dans l’idée qu’un emplacement plus visible pouvait être un vrai levier de développement, tout en conservant la première boutique, à laquelle je suis très attaché.

Comment s’est déroulée la découverte du lieu ? 

Les premières visites du local ont été décisives. Il venait d’être entièrement réhabilité par l’EPASE et nécessitait quelques ajustements. J’ai tout de suite réussi à me projeter. En entrant, je me suis dit : « C’est grand, il y a du potentiel », notamment avec l’étage, qui offrait de belles possibilités d’aménagement. Avec les équipes de l’EPASE qui m’accompagnaient, nous avons beaucoup échangé sur la manière d’organiser l’espace, de l’adapter à l’activité et de le rendre accueillant. J’ai ensuite pris le temps d’étudier le projet, de rencontrer la banque avant de me lancer dans la phase travaux ! 

Comment se sont passés vos travaux d’aménagement ? 

Ils se sont déroulés sur environ deux à trois mois. J’ai signé en septembre et l’essentiel de l’aménagement était terminé fin novembre. Il restait ensuite quelques ajustements, mais le gros des travaux était finalisé à cette période. Les travaux d’aménagement intérieurs ont permis de transformer ce lieu en une boutique moderne et fonctionnelle, parfaitement adaptée à l’activité.

Vous avez ouvert quand ?

Nous avons ouvert le 19 décembre 2025. L’ouverture était initialement prévue plus tôt, mais plusieurs imprévus ont retardé le calendrier. Malgré tout, la fin d’année a été très dynamique. Dès l’ouverture, l’activité a été au rendez-vous.

« Ouvrir une enseigne et investir dans le centre-ville est un acte d’engagement. Je crois à la revitalisation du centre-ville. »

Quelles sont aujourd’hui les principales activités en boutique ?

La réparation, mais pas uniquement ! Nous proposons aussi la vente de matériel neuf et reconditionné : ordinateurs, smartphones, tablettes, ainsi que des accessoires. Pour faciliter l’accès au matériel, nous sommes également en train de mettre en place des solutions de paiement en plusieurs fois et de leasing. Côté clientèle, nous travaillons avec des particuliers (60%) et des professionnels (40%).

À qui s’adressent les formations que vous allez proposer ?

Des personnes en reconversion professionnelle ou en recherche d’emploi. L’idée est de leur permettre de découvrir la réparation et d’acquérir de vraies compétences techniques. Elles seront aussi ouvertes à des professionnels déjà en activité, notamment des techniciens qui font essentiellement du remplacement de pièces et qui souhaitent monter en compétences. Former de futurs réparateurs ne me pose aucun problème, même si cela peut créer de la concurrence. La concurrence est saine et positive : elle pousse chacun à progresser, à améliorer la qualité de son service et à ne pas se reposer sur ses acquis. Le marché est suffisamment large et le soleil brille pour tout le monde !

Combien de salariés compte aujourd’hui le Repar’Center ?

Nous sommes actuellement quatre salariés : deux dans la première boutique et deux sur ce site. L’équipe a vocation à s’étoffer progressivement, en fonction du développement de l’activité. Nous travaillons déjà avec un formateur en freelance, et d’autres renforts pourraient intervenir au cours de l’année, notamment sur la partie formation. L’évolution se fera de manière progressive, en lien direct avec la montée en charge de l’activité et les nouveaux besoins qui émergeront.

Avez-vous des perspectives de développement pour le Repar’Center ?

Oui, clairement. L’idée d’un développement est bien présente, même si elle se construit progressivement. La piste de la franchise fait notamment partie des réflexions à moyen terme. J’imagine par exemple des formats plus légers, comme de petits stands installés dans des centres commerciaux. Ce modèle existe déjà, mais l’objectif serait de le revisiter à ma manière, avec une identité forte et reconnaissable. L’univers du Repar’Center s’inspire notamment d’une esthétique minimaliste aussi bien dans le mobilier que dans le choix des couleurs. À terme, l’ambition serait de développer un concept identifiable, à l’image de certaines enseignes régionales ou nationales qui ont su créer une marque forte et cohérente. Ce sont des pistes de réflexion encore en construction, mais la volonté de faire évoluer le projet est bien là.

Entretenez-vous des relations avec les autres commerçants du quartier ?

Oui, il y a de vrais échanges. J’ai notamment été beaucoup accompagné par Ingrid, de Glood Cookies, qui m’a apporté de précieux conseils, que ce soit sur les travaux, l’installation ou encore les contacts médias. Son soutien a été déterminant, et les échanges sont très positifs entre nous tous.

Pour finir, quel conseil donneriez-vous à un porteur de projet qui souhaite s’installer ?

Je lui dirais avant tout de croire en lui et en son projet. Il faut oser rêver grand, voire plus grand que ce que l’on imagine possible. Comme le disent les Américains : « You have to think bigger, you have to dream bigger than big. ». Un projet naît d’un rêve, et c’est en y croyant vraiment qu’il peut devenir réalité. C’est exactement ce qui m’est arrivé : ce qui n’était au départ qu’une idée est aujourd’hui devenu concret, et j’en suis très heureux.


Repar’Center, 4, rue Gambetta à Saint-Étienne.

Jours et horaires d’ouverture : lundi de 14h00 à 19h00 et du mardi au samedi de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 19h00.

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L’ouverture du Repar’ Center confirme l’engagement de l’EPASE en faveur de la revitalisation du centre-ville et du soutien aux commerces de proximité. Elle vient s’ajouter à la liste des réactivations commerciales menées par l’établissement avec le soutien de l’ANCT : El Inca, Les Intrus, Lilywood La Suite, Il vertigo, Glood Cookies, Cave Nicolas.

La grande usine créative dans le quartier de manufacture

EN SAVOIR +

Consultez le site de :

www.epase.fr

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